"Nadia Benbouta, et par d'autres biais, occupe le même espace en nous confrontant à d'autres questions importantes, et autrement angoissantes. Ses toiles et ses dessins et installations nous mettent face à face avec l'envers du pouvoir apparent. Elle nous met dans une sorte d'affrontement avec notre propre intériorité.

Nous ne pouvons nous empêcher en regardant les entrailles sur la table Régence, ou en nous tenant devant ces savons d'Alep, de penser et de sentir la cruauté. Non pas seulement la violence mais le plaisir 
et la jouissance qui lui sont intrinsèques. Peut-être que là se situe l'obscénité dans laquelle nous vivons actuellement."

"Exposition ob-cène", Nadia Benbouta et Ymene Chetouane, Galerie Loris Talmart, Marc Monsalier, texte de Arafat Sadallah, philosophe.

"En intégrant à ses toiles l'iconographie de la bande dessiné, Nadia Benbouta nous plonge dans le monde de l'enfance et de sa violence sous-jacente. Elle crée ainsi des associations inattendues pour juxtaposer des territoires et s'attaquer avec ironie au monde d'images qui nous entoure, voire nous assaille.
Issue de plusieurs cultures, Nadia Benbouta revendique et détourne les images de notre petite enfance pour mieux s'en moquer et tourner en dérision notre monde actuel."

Art Sénat, Exposition "Les artistes pérégrins", commissariat Martine Bercovy

"Nadia Benbouta fait partie de ces artistes pour qui l'art donne à réfléchir, à nous enrichir. "L'art doit être porteur de sens, l'artiste est un citoyen" dit-elle. Et c'est aux citoyens que Nadia Benbouta s'adresse lorsqu'elle aborde le thème de la guerre avec "ses disparus" et ses enfants soldats, ou lorsqu'elle peint la banlieue sur fond de luttes et de révoltes, ou lorsqu'elle dénonce la marchandisation du monde et des êtres humains.
Nadia Benbouta nous propose des rencontres inattendues, des associations d'images venues d'horizons antagonistes, nous bouscule. Elle cultive la désobéissance, en marge de tout pensée unique et du politiquement correct. L’œuvre de Nadia Benbouta ne peut nous laisser indifférents et nous vous engageons à découvrir ce langage si particulier, que cette jeune artiste  inventé pour notre plus grand bonheur."

Marie-Hélène Amiable - Maire de Bagneux - Députée des Hauts-de-Seine
Catherine Potvon - Maire Adjointe à la culture

Exposition Amalgames, Maison des Arts de Bagneux, commissariat Nathalie Pradel

"[...] Nadia Benbouta ou Yazid Oulab (Algérie) voient le monde comme farce tragique , récit grotesque ou absurde beauté. Ils ont recours au conceptualisme et à un néo-expressionnisme des objets. C'est une des manières de figurer les choses du monde et de traiter les images, désormais de plus en plus exilées du support de la toile. Dérision et critique sociale reviennent ainsi sur la scène après le long périple tout pictural qui a poussé des artistes à explorer cet immense mystère qu'est le monde réel. Certes, comme on a dit, il y avait eu dérision ou critique sociale dans la figuration des peintre de la génération précédente, mais un objet isolé, inventé ou détourné de son sens originel nous introduit à un nouvel ordre, plus acéré et déroutant de l'image."

"Le monde islamique et l'image", Dominique Clévenot, Horizons Maghrébins - Le droit à la mémoire, 2001 / 44 / pp.4-8, éditions Persée